dimanche 4 mai 2008
Extrait de la dérive des incontinents par Gordon Zola
Par Léopard Masqué, dimanche 4 mai 2008 à 19:25 :: Extraits des livres

dimanche 4 mai 2008
Par Léopard Masqué, dimanche 4 mai 2008 à 19:25 :: Extraits des livres
Par Pierre-Marie Windal, dimanche 4 mai 2008 à 18:31 :: Les billets de Pierre-Marie Windal
Duel étymologique.
Par Léopard Masqué, dimanche 4 mai 2008 à 18:25 :: Livres du Léopard
samedi 3 mai 2008
Par Pierre-Marie Windal, samedi 3 mai 2008 à 17:22 :: Les billets de Pierre-Marie Windal
Dans la série « Le Dalai Lama m’a dit … », permettez-moi de vous raconter en toute modestie ceci. On lit tellement d’inepties aujourd’hui à propos du Tibet qu’une de plus ne se remarquera pas.
Par Alain Galindo, samedi 3 mai 2008 à 08:19 :: Les billets d'Alain Galindo
Mon grand-père paternel était l'un des trois domestiques d'une grande demeure, vers les années 1910. Quand je dis grande, elle était vraiment immense: il paraît que pour la traverser de bout en bout, il fallait un peu plus d'une minute trente. C'est dire !
Les patrons de mon grand-père aimaient tout ce qui brille. Aussi, parquets et carrelages étaient régulièrement et consciencieusement cirés. Ce qui permettait à mon aïeul de faire des glissades, dès qu'ils se retrouvaient entre domestiques. Les deux autres, des femmes, riaient de bon cœur de le voir ainsi s'élancer à travers la maison, patins aux pieds, cirant un peu plus à chaque passage.
Mais voilà, mon grand-père trouvait difficile de prendre son élan avec d'aussi mauvais patins à cirer. Il réfléchit longuement et trouva la solution quand ses patrons lui demandèrent d'aller trucider les chats qui traînaient autour de la maison. Il en trouva deux à sa pointure et se confectionna des chaussons avec les peaux. Après avoir enlevé tous les poils, il leur appliqua un traitement dont il avait le secret pour les rendre aussi douces et lisses qu'une peau de chamois.
Le résultat ne fut pas à la hauteur de ses espérances. Effectivement, bien lacés, les chaussons de chat permettaient de prendre un meilleur élan, mais l'un d'eux glissait moins bien: celui confectionné avec la peau du chat au pelage noir. L'autre, un chat au pelage roux, glissait à merveille.
Il fit des essais avec des peaux de chats tigrés, mais non, il s'avéra que les meilleurs étaient les pelages roux.
Si un scientifique pouvait se pencher 5 minutes là-dessus, je serais curieux de lire son rapport.
Mais, revenons à nos chaussons.
Mon grand-père devint grâce à eux, le roi de la prise d'élan: il s'agrippait au chambranle d'une porte, se positionnait en arrière, tendant ses bras et, d'un coup, il se propulsait à travers la pièce. Les femmes de ménage en étaient ébahies. A tel point, que toute la commune fut bientôt au courant du fait.
Et dans le village, dès que l'on voyait quelqu'un s'élancer très vite, les gens disaient:
- Tiens ! Regarde-le celui-là ! Il démarre aussi vite que s'il avait des chaussons de chats au pelage roux aux pieds !
Bien sûr, cette phrase se raccourcit de jour en jour, et je suis donc navré aujourd'hui, de vous apprendre que mon grand-père est effectivement à l'origine de l'expression bien connue :
"Démarrer sur des chats (peaux de roux)"
mercredi 23 avril 2008
Par Alain Galindo, mercredi 23 avril 2008 à 17:04 :: Les billets d'Alain Galindo
Voici quelques instants de la pauvre vie de Léonor, Léo pour les intimes:
- Bouh ! fit Léonor en sortant de sa chambre.
Sa mère sursauta, pour la forme.
- Oh ! Mon Dieu ! dit-elle. Ce costume te va à merveille !
- Ça c'est sûr, dit le énième mousquetaire.
Elle fendit l'air avec son épée en plastique et sauta à droite et à gauche en poussant des cris de guerre tel que:
-Banzaï ! Sus aux damnés ! Chargeeeeeez ! On va tous les crever ! …
Elle en connaissait une dizaine et pensait qu'anachronisme était une présentatrice de la télé, entre deux spots publicitaires.
La voyant ainsi évoluer, sa mère en eut les larmes aux yeux.
- Comme tu es belle, ma fille, dit-elle. Comme tu es belle…
Elle venait tout juste d'avoir 18 ans.
- Bon, fit Léo, j'y vais: La gare demeure, moi sûrement pas !
Ma fille, ma fille ! pensa la mère.
Elle lui tendit un masque de latex représentant le visage d'un ange, un petit chérubin dodu, un masque payé à prix d'or (la mère n'ayant plus d'argent,avait donné un rein, tout de même et se demandait ce qu'elle pourrait donner la prochaine fois), un leurre pour fille. Parce que bien sûr, Léo était plutôt attirée par les filles, au grand dam de ses parents.
Ainsi donc, Léo partit masqué. (ça le fait mieux au présent de l'indicatif, je sais.)
Pourquoi masqué ?
Mais parce qu'elle était laide, bien sûr ! Beaucoup trop laide pour plaire aux filles. Elle sortait peu et ne connaissait personne. La seule fête à la laquelle elle participait, une fois par an, était le bal masqué du village.
Et ce jour là, comme d'habitude, elle était certaine de gagner le concours : celui du plus laid déguisement du bal. Bien sûr, elle ôterait son masque au dernier moment et la foule crierait en voyant son vrai visage, même si elle l'avait vu l'année d'avant. Léo gagnerait ainsi, encore une fois, l'écu symbolique, prix de la laideur.
Malgré tout, que n'aurait-elle donné, Léo, pour apparaître aux cotés d'une belle laide, comme elle, une vraie. Il y avait bien l'abominable fille Nadège, surnommée "la poilue", mais elle sortait déjà avec un métis, Aubin, demi-inuit.
Alors, à défaut de sortir avec, avant d'être découverte, elle pourrait profiter de jeunes filles fraîchement débarquées, pour danser des slows, peut-être.
Ah ! La fête, la fête !
Bien sûr, il n'en fut pas ainsi.
Car dès son arrivée sur les lieux, Léo aperçut une jeune femme encore plus laide qu'elle. Sans masque ! On aurait pu la prendre pour sa sœur !
Argh ! Son cœur se serra, son estomac se noua, sa bouche se sécha, son prix de laideur s'envola. Le masque de chérubin ne servait donc à rien ! Le sacrifice de sa mère était vain !
Argh ! Sa vie était foutue ! Voilà qu'elle n'était plus assez laide ! Quelle ironie !
Moralité:
Qu'il est difficile d'avoir laideur, l'argent du leurre et l'écu de la laide d'hier.
lundi 21 avril 2008
Par Serdec, lundi 21 avril 2008 à 12:59 :: Les billets de Serdec
(Extrait de la suite de "L'ELIXIR DES IMBECILES" )
Les moeurs des Glamoucheux étaient empruntes de moult fienteuses manières. Leur nature pronfonde les portait à n'exprimer que de furibonds excès, et le belliqueux dominait leur humeur en toutes circonstances. Ils trainaient comme une ombre malfaisante la réputation d'avoir l'escopette facile, et une facheuse propension à mouliner du cimeterre à la moindre contrariété. Ils étaient méchants, pas beaux, et sentaient mauvais. C'est pourquoi les Cafouillus et les testiquois ne les portaient point en leur coeur. C'est facile à comprendre...Nous eussions, à leur place, réagi pareillement...Ils n'allaient tout de même pas se laisser brouter le filament par cette gent déjantée !
Leur roi, Alphonse 14,8 TTC, frère de Pie 7,65, le bon pape automatique, ainsi nommé parcequ'il faisait des bulles en rafales, était le plus hideux, le plus calamiteux et le moins fréquentable d'entre eux. C'est pourquoi on l'appelait "plus-plus-moins", à son insu... ...
Par Pierre-Marie Windal, lundi 21 avril 2008 à 10:32 :: Les billets de Pierre-Marie Windal
Où je joue à Alain Rey.
jeudi 17 avril 2008
Par Léopard Masqué, jeudi 17 avril 2008 à 10:33 :: Les billets de Gordon Zola
Vendée ! Vendée ! Vendez !
dimanche 30 mars 2008
Par Léopard Masqué, dimanche 30 mars 2008 à 18:36 :: Actualité du Léopard